Communion dans le martyre, primauté de la charité


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Pierre est parmi les premiers hommes que Jésus a appelés: un pêcheur de Bethsaïda, sur le lac de Tibériade, un homme qui n’a certainement pas accordé beaucoup de temps à la formation intellectuelle et qui vivait sa foi surtout dans le culte synagogal du sabbat puis, après avoir été appelé par Jésus, à travers l’enseignement de ce maître qui parlait comme personne d’autre avant lui. Homme généreux et impulsif, Pierre suivit Jésus en répondant avec élan à la vocation, mais il restait toutefois inconstant, victime facile de la peur, capable même de lâcheté, au point de méconnaître celui qu’il suivait comme disciple.

Toujours proche de Jésus, il apparaît comme le porte-parole des autres disciples, parmi lesquels il occupait une position prééminente: on ne pourrait pas parler de la vie de Jésus sans mentionner Pierre, qui osa, le premier, confesser avec audace la foi que Jésus est le Messie (cf. Mt 16,16). Quand les disciples, tout comme une grande partie de la foule, se demandaient si Jésus était un prophète ou s’il était même «le» prophète des temps derniers, s’il était le Messie, l’Oint du Seigneur, ce fut Pierre, sollicité par Jésus, qui confessa la foi: les quatre évangiles rapportent chacun différemment les mots utilisés, mais ils attestent tous la priorité de Pierre à reconnaître la vraie identité de Jésus. Pierre fit cette confession non pas comme «porte-parole» des douze, mais animé par une force intérieure, par une révélation qui ne pouvait lui venir que de Dieu. Croire que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, cela n’était pas possible en ne faisant qu’analyser et interpréter l’accomplissement éventuel des Écritures: c’est Dieu lui-même, le Père qui est dans les cieux, qui révéla à Pierre l’identité de Jésus (cf. Mt 16,17). Ainsi Jésus a-t-il reconnu dans son disciple Simon une «roche», Céphas, une pierre, sur la foi de qui la communauté, l’Église pouvait trouver son fondement.